Vincent Vauclin – Notes sur le processus de décivilisation

Merci à Vincent Vauclin pour ces deux réflexions…

La déconstruction des valeurs traditionnelles par la modernité a ôté à l’Homme la conscience de son âme (et de la transcendance qu’elle implique), le rabaissant au niveau du bestiau, qui se contente maintenant – tel le pervers polymorphe de Freud – de tirer satisfaction de tout et immédiatement (dormir, manger, baiser, selon des codes standardisés).

Le « jouir-sans-entrave » soixante-huitard faisant alors le lit du consumérisme qui se caractérise précisément par un conditionnement des masses afin de les pousser à l’acte d’achat en générant un désir artificiel et sans cesse renouvelé.

Ce contexte n’est évidemment pas favorable à tout ce qui implique le long-terme, la durée, bref, ce qui implique une maturité psychologique adulte et responsable. De ce point de vue, le mariage est une institution qui est confrontée à l’offensive moderne totalitaire et libérale-libertaire, et y résiste tant bien que mal.

La reconnaissance prochaine du « mariage entre personnes du même sexe » portera un grand coup à ce qui reste de cette institution, puisqu’il s’agira d’abaisser juridiquement son statut, le faisant passer d’un cadre fondamental, symbolique et filiatoire, permettant la fondation d’une famille reconnue par la communauté, à un simple engagement contractuel entre deux personnes liées par une pratique sexuelle commune.

Pour en revenir à Freud, cette perversion polymorphique et systématique conduit nécessairement à une chute du processus de sublimation libidinale, ce même processus impliqué dans les réalisations culturelles et l’effort de civilisation.
On en déduit donc que derrière cette décadence des institutions traditionnelles se révèle non seulement l’effondrement du niveau moral général, mais également l’effondrement du niveau intellectuel et culturel d’humains dont l’activité psychique se trouve totalement absorbée par la satisfaction, dans le réel, de désirs conditionnés plutôt que dans la création ou l’apprentissage (activités dont la source est uniquement celle de la sublimation des pulsions).

En clair, non seulement ce système conditionne des personnalités immatures totalement inféodés et disponibles aux injonctions politico-publicitaires, mais en plus, par ricochet, ces mêmes individus standardisés n’ont même plus la capacité pulsionnelle pour une élaboration intellectuelle qui leur permettrait de comprendre ce que l’on fait d’eux, et pourquoi on le fait.

Comme nous le disions, et malgré les mensonges du gouvernement ou de la « communauté LGTB », le « mariage gay » n’est pas une simple extension du droit au mariage pour les homosexuels (puisque ces derniers ont toujours pu se marier, tant que c’était dans le cadre normal et naturel du mariage) mais bien un changement en profondeur du statut de cette institution fondamentale, et donc de ce qu’elle implique.

En effet, le projet de loi du gouvernement reprend celui de la sénatrice Esther Benbassa qui préconise un vaste changement des terminologies utilisées dans le Droit Français : « père » et « mère » seront remplacés par « parents », « mari » et « femme » seront remplacés par « époux », « congé de paternité » deviendra « congé de parentalité », le « père » devenant ici « second parent »…

Un changement radical de son statut, faisant passer le mariage d’un cadre symbolique et filiatoire, permettant la fondation d’une famille reconnue par la communauté, à un simple contrat entre personnes partageant une pratique sexuelle commune, en l’occurrence une pratique déviante.

Ce qui nous menace est donc grave : il ne s’agit pas d’une simple revendication d’une minorité qui subirait une injustice (ce n’est pas le cas), mais bien d’une offensive contre l’édifice moral de notre Patrie, s’inscrivant dans le processus de destruction systématique du « Père » par une clique d’hystériques semi-dément-e-s. Ce processus de décivilisation ayant pour finalité la destruction des repères, des institutions séculaires, des normes naturelles, de cet ordre social enracinant les Hommes dans le Sens.

Sans racines ni repères, sans morale ni filiation symbolique, les Hommes deviennent malléables, vulnérables, et dénués de tout principe qui pourrait faire obstacle au règne totalitaire du matérialisme capitaliste et de la modernité.

Les masses présentent alors toutes les caractéristiques du cheptel : dormir, bouffer, baiser. Bosser, consommer, et crever. Sans jamais réaliser le degré extrême d’aliénation qui détermine l’ensemble de ces comportements, pour la simple raison que les capacités intellectuelles le permettant trouvent leur source (la sublimation libidinale) totalement tarie par le « jouir-sans-entrave » érigé en dogme social suprême.
Le totalitarisme est alors optimal, souple, s’installant sans recours à la force, tel que le décrivait à merveille Aldous Huxley.
Un totalitarisme tellement optimal et imparable qu’il en serait presque admirable s’il n’était pas si abjecte. Tellement optimal, qu’il ne peut être qu’une oeuvre in-humaine, l’oeuvre de Satan.

Détail de l’histoire sans doute, mais notable tout de même : Esther Benbassa est Juive.

Vincent Vauclin

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Source 1 et Source 2

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Posté le 14 Déc 2012 par | Pas de Commentaire » Tags : , , , , , |

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