J.J. Charbonier – Les preuves scientifiques d’une vie après la mort

Rejoignant les travaux de Raymond Moody ou Elisabeth Kübler-Ross, pionniers des recherches sur les Near Death Experience ou NDE, Jean Jacques Charbonier est un médecin anesthésiste réanimateur de Toulouse qui a été confronté à des témoignages prouvant l’existence d’une vie après la mort.

Je m’occupe depuis près de 20 ans de personnes en état de mort imminente ; des comateux qui, plongés dans les limbes d’une dimension inconnue, parviennent parfois à revenir à la vie après avoir traversé une expérience bouleversante. […]

Bien que de formation scientifique, et exerçant une spécialité médicale très technique, j’ai pu finalement admettre que la mort n’est qu’un passage obligé vers une destination inconnue. Malheureusement, la vérité sur l’après-vie n’est pas une évidence pour tout le monde. Je dis malheureusement, car cette attitude est un puissant réconfort pour affronter les moments difficiles de la vie. […]

Les preuves scientifiques qui sont dans ce livre sont difficilement discutables. J’ai voulu apporter un certain nombre de preuves rationnelles et objectives basées sur des faits pour démontrer qu’il existe bien une vie lorsque le cerveau a cessé de fonctionner.

L’étude de patients ayant vécu une NDE nous montre de façon rationnelle qu’assimiler la mort au néant absolu appartient désormais au domaine des croyances. L’activité de la conscience (mémoire, souvenirs, cognition, émotion, conscience de soi et perceptions extérieures) continue durant une période où le cerveau ne fonctionne plus.

Ce phénomène nous invite à dépasser le rationnel conventionnel en acceptant de nous ouvrir à une autre réalité. L’être humain ne se définit plus seulement sur le plan physique et psychique, mais également sur le plan spirituel. La prise de conscience de ce dernier niveau permet de considérer l’Homme dans son ensemble et redéfinir notre notion de l’équilibre pour devenir des êtres « complets ».
Ces témoignages amènent par ailleurs à réfléchir sur l’existence, non plus seulement avec notre mental, mais en y intégrant notre sensibilité et ressenti spirituel, en dépassant notre « savoir » et nos « acquis ».

Jean-Jacques Charbonier souligne également combien ce phénomène dérange dans notre société et comment de nombreuses personnes tentent de le nier en le limitant à des événements neuronaux (hallucination provoquée, défaillance technique du cerveau, etc.) pour écarter le concept de la survie de la conscience (esprit, âme) après la mort. C’est ce qu’il appelle la « dissonance cognitive » et qui me fait penser à l’allégorie de la caverne :

A partir du moment où il arrive un événement qui va annihiler tout ce que l’on a appris auparavant, c’est souvent très dur de le remettre en question, notamment pour des personnes qui ont fait de grandes études. […]

Il y a quelques années, le Conseil de l’Ordre m’aurait probablement suggéré de me taire ou de ne plus pratiquer, mais aujourd’hui, convaincu que l’après vie existe, et fort des preuves scientifiques, j’écris sur le sujet et je donne des conférences.

Son livre s’intitule Les preuves scientifiques d’une vie après-vie, éditions Exergues, 2008.


Source et Merci à Cat.

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Posté le 13 Mar 2011 par | 9 Commentaires » Tags : , , , , , , , |

9 commentaires pour “J.J. Charbonier – Les preuves scientifiques d’une vie après la mort”

  1. Ekho Says:

    Tu me crois, si je te dis qu’on a parlé de la vie après la mort toute la soirée, hier, avec ma copine ?!?

    « des témoignages prouvant l’existence d’une vie après la mort » => Mmmh… Attention à ça. Un témoignage est assimilable à un « exemple ». Et si un seul contre-exemple suffit à démolir une démonstration, des exemples ne peuvent constituer une preuve.

    On peut cependant parler de corrélations, et c’est effectivement très troublant…

    As-tu lu « Les thanathonautes » de Bernard Werber ? Ces derniers livres ne sont pas extraordinaires, mais il a écrit celui-là il y a longtemps (peu après « Les Fourmis », que tu connais peut-être) et il le considère comme son échec. Et pourtant, je trouve que c’est son meilleur livre. Il a fait un travail de recherche et de recoupement phénoménal (autant dans les sciences que dans les philosophies et religions), tout en synthétisant ça dans une histoire qui reste de la pure science-fiction, c’est certain. Je te le conseille. En revanche, il a un peu tendance à déranger et à mettre mal à l’aise. Mais on y retrouve tout ce qui est dit dans tes deux vidéos.

  2. JulG7 Says:

    Les témoignages constituent une preuve si on peut les vérifier comme c’est le cas pour la plupart des exemples de ce livre. Certaines expériences sont relatées par les médecins eux-mêmes qui ont été frappés par les discours des témoins.

    Dans le même genre j’avais également lu « Enquête sur l’existence des Anges gardiens » de Pierre Jovanovic ou les études d’Elisabeth Kübler-Ross qui a recueilli notamment des témoignages d’enfants.

    Après lecture des ces études scientifiques (ce sont tous des médecins, détachés de tout mouvement religieux), il est difficile, en toute bonne fois, d’assimiler ces témoignages à des hallucinations ou à des mensonges. J’en conviens cependant que ces phénomènes restent difficilement imaginables pour nous car il faut dépasser la conception matérialiste qui nous sert de support depuis notre enfance.

    J’ai lu les Werber que tu cites, Les thanathonautes est intéressant effectivement même si ça reste de la fiction. Il a su garder une certaine authenticité de récit et je ne l’ai pas trouvé dérangeant. Les autres livres qui font la suite (empire des anges…) sont par contre bien moins réalistes. C’est pourquoi quand il s’agit de questions relatives à la science, je préfère les enquêtes scientifiques ou témoignages plutôt que les romans.

    Je suis content que cet article tombe à pic pour nourrir de nouvelles réflexions avec ta copine 😉

  3. Lyrgard Says:

    Mouais. Personnellement, ça fait trop réclame à mon goût. Il annonce des découvertes irresistible, des preuves irréfutable, mais pour les lire, à bah, faut acheter le livre…

    Je n’aime pas ce genre de procédé. Et cela m’étonnerait TRES fortement que les preuves soient irréfutables, quelles soient basé sur des observations objectives, et sur un raisonnement sans failles et jamais subjectif.
    Car déduire que la conscience subsiste après que le cerveau ne fasse plus rien car les patients se « souviennent » de quelque chose, ça n’a rien d’irréfutable. Les souvenirs, ça peut se construire, même de façon inconsciente, par le cerveau. Justement, face à un épisode de vide, le cerveau pourrait avoir imaginé quelque chose, pour « combler ».

    Quand on lui pose une question simple et « scientifique » comme : « les cas que vous décrivez, ils sont resté combien de temps en mort clinique », il répond à coté. Il dit que la mémoire est aussi en dehors du cerveau. Pourquoi alors on peut perdre la mémoire si le cerveau est atteint ?

    Bref, tout cela ne me convint pas vraiment…

  4. Ekho Says:

    Tiens ! Un Lyrgard par ici… (Je te fais de la pub, JulG7 ! ^_^)

    @JulG7 :

    Pour ma part, je suis assez ouvert, et je reconnait que c’est troublant. Mais c’est un domaine ou le subjectif est omniprésent. Reconstruction de souvenirs (comme dit Lyrgard), interprétations (du patient et/ou du médecin), volonté « d’y croire »…

    @Lyr :

    Pour le coté réclame, c’est un peu le principe quand même : il est là pour présenter son livre. ^_^

    Attention ! Il y a deux choses ! Il dit que la conscience est extérieure ! Pas la mémoire… Ainsi, la conscience peut percevoir des choses et les stocker dans le cerveau. En revanche, l’inverse reste vrai : si le cerveau est atteint, la mémoire est perdue.

    En ce qui concerne la reconstruction de souvenir, il me semble difficile de « reconstruire » des choses alors qu’on était au minimum endormi (voir, en l’occurrence, en état de mort clinique). Ceci étant, il y a une très grosse part de subjectivité par la suite, c’est certain… Pour reprendre Werber : http://u.ekhorizon.com/69

    (PS JulG7 : pourquoi garder la validation manuelle des commentaires ? Ca ralenti la conversation…)

  5. JulG7 Says:

    Il est normal de ne pas accepter tel quel cet interview qui reste incomplet comparé à la richesse de toutes les recherches effectuées dans le domaine. Il faut cependant faire attention de ne pas tomber dans la tendance inverse, à savoir tout réfuter en restant basé sur nos croyances et nos à-priori. Pour connaître la vérité il faut garder l’esprit ouvert et explorer, analyser et comprendre.

    Il s’agit d’arguments fiables dans la mesure où les témoignages ont été vérifiés par l’entourage (comme la description précises des faits et gestes de l’équipe opérantes), il ne s’agit plus de « volonté d’y croire », d’hallucinations ou de sensations abstraites. De plus certaines de ces expériences ont été publiées par les médecins eux mêmes dans des revues scientifiques très reconnues.

    C’est à chacun de se faire son opinion pour savoir si ce médecin est un charlatan ou non. Comme la plupart des témoins de NDE, je pense qu’il cherche juste à transmettre ce qu’il a vu de manière objective, pour que ceux qui veulent savoir puissent y avoir accès.

    Malheureusement ce genre d’information et souvent récupéré ou publié par des mouvements religieux, ce qui leur fait perdre leur crédibilité. J’ai trouvé intéressante cette approche car plutôt objective et dépouillée de tout ésotérisme.

    « Qui croit sans raison est un sot. Mais qui nie sans savoir est un fou. Cherche la vérité, tu trouveras la lumière » Vercors

    Ekho je garde la validation manuelle pour filtrer les spammeurs ou analphabètes 😉
    Et merci pour la pub!

  6. Ekho Says:

    Oh, je suis assez ouvert d’esprit je pense (et Lyr l’est sans doute plus que moi). Mais dés que l’on aborde ce type de sujet, je pense qu’il faut être extrêmement prudent.

    C’est d’ailleurs ce que tu sembles aimer : l’objectivité et la rigueur scientifique dans la démarche d’évaluation de se genre de chose.

    Le fait que ça ait été publié dans Nature ou Lancet est effectivement remarquable. Ceci dit, des articles aberrants sont parfois aussi passé dans ces journaux (« La mémoire de l’eau », pour n’en citer qu’un). Donc même dans ces conditions, le doute est permis. 🙂

    (Pourquoi ne pas mettre un petit captcha, pictural ou de calcul simple, par exemple ?)

  7. Nanine Says:

    Les particules psychiques, ondes porteuses d’information, éternelles, qui existaient dans le big-bang, seraient le support de la pensée, de la conscience. Le cerveau étant le vecteur, décodeur, de ces particules. Le cerveau convertirait l’information en hologrammes. La conscience n’aurait pas de localisation spatio temporelle. Ses particules sont chargées d’information. A la mort physique, la conscience n’aurait plus d’échange avec le cerveau mais demeurerait vivant avec tout son agglomérat informationnel accumulé. Le concept de l’univers superlumineux du Pr Dutheil est basé sur l’interprétation de la théorie de la relativité restreinte et l’existence de particules se déplaçant plus vite que la lumière. Il existerait donc un second univers symétrique au nôtre, où les vitesses seraient toujours supérieures à celle de la lumière et où la notion de temps n’existerait plus et où l’on pourrait se déplacer instantanément dans le passé, le présent et l’avenir. Cet espace-temps superlumineux serait constitué d’informations et de conscience : toutes les informations passé, présent, avenir et la conscience de toute l’humanité

  8. Ekho Says:

    Les « particules psychiques »…? Huu ?

  9. JulG7 Says:

    Cette théorie est intéressante mais cependant sans fondement… « Ces particules n’ont pas encore été détectées, mais les recherches se poursuivent. » (http://www.science-et-magie.com/archives01/moisset/jm05surv.htm)

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