La pilule contraceptive : La meilleure solution?

La pilule contraceptive est un anovulant, elle simule une ovulation qui n’a pas lieu : les ovaires cessent de fonctionner et de libérer des ovules, rendant impossible l’ovulation et la grossesse. Elle remplace ainsi le cycle naturel de la femme par un cycle artificiel. La pilule contraceptive contient des hormones pouvant causer des effets secondaires à un dosage non convenable pour le métabolisme de la preneuse (5).


Principales méthodes contraceptives utilisées en france en 2005(13)

On constate que le recours à la contraception orale a doublé en 15 ans et poursuit en augmentation, il concerne aujourd’hui plus de 100 millions de femmes dans le monde (1). En France, environ 60% des femmes françaises âgées de 20 à 44 ans utilisent cette forme de contraception (2) et la moyenne d’âge des filles lorsqu’elles commencent à prendre la pilule est de 15 ans. Dans le même temps, les médecins constatent que beaucoup de femmes arrêtent de la prendre (30 à 50% dans la première année) en raison des effets secondaires ressentis (7).


Principales raisons de la prise de la pilule contraceptive (5)

Impact sur la santé

La prise de pilule n’est pas anodine, les effets secondaires et les nombreuses contrindications en sont la preuve (4)(3)(8). On retrouve de nombreux témoignages pour chacun des effets secondaires sur différents forums.

Parmi eux, on peut citer :

  • Nausées
  • Ballonnements
  • Maux de tête
  • Tensions mammaires
  • Saignements entre les règles
  • Baisse de la libido
  • Prise de poids
  • Oligoménorrhée
  • Algies pelviennes des dystrophies ovariennes sous pilules minidosées
  • Mastodynies
  • Jambes lourdes
  • Hausse de la pression artérielle, accroissement du risque de rigidification des artères et augmentation des risques de formation de caillots
  • Sécheresse vaginale
  • Modification minime du système pileux
  • Troubles de la libido

Ces effets s’aggravent généralement avec la durée d’utilisation, on note également que la combinaison pilule et tabac (très fréquent (50% des cas) chez les adolescentes) accentue considérablement les risques d’AVC (accident vasculaire cérébral) et d’infarctus. De même, la combinaison pilule et expositions au soleil peut provoquer des problèmes de peau (8)(9).

En 2005, après une étude de plusieurs années, le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer), dépendant de l’OMS, a classé la pilule contraceptive parmi les produits cancérigènes du groupe 1, ceux dont l’action est « certaine ».
La pilule « diminue le risque de cancer de l’endomètre et de l’ovaire », mais elle « augmente celui du cancer du sein, du col utérin et du foie » et la plupart de ces risques augmentent avec la durée d’utilisation. (6)(1)

En Europe, le cancer du sein est de loin le plus fréquent, avec 27,4% de tous les cas, et c’est le tueur numéro un avec presque 130 000 décès par an. Il frappe des femmes de plus en plus jeunes. Les chiffres sont comparables aux Etats-Unis : en trente ans, ce cancer a augmenté de 130% – contre 27% pour les cancers non hormono-dépendants. (1)

Extrait d’un article publié sur RFI (1) :

Des tissus surexposés aux hormones

Pourquoi la prise d’hormones de synthèse augmente-t-elle les risques ? D’abord, parce que les tissus-cibles, c’est-à-dire les cellules qui possèdent des récepteurs à ces hormones, dans le sein par exemple, y sont exposées pendant trois semaines sur quatre chaque mois, au lieu de dix à quatorze jours pour la progestérone sécrétée naturellement par l’ovaire. Mais aussi parce que leur concentration est beaucoup plus forte que celle des hormones naturelles. Le risque est d’autant plus grand que la prise est précoce, dès l’adolescence, et qu’elle s’étale sur des décennies. Ce n’est pas tout. Ce qui rend probablement la situation d’autant plus grave, c’est que les tissus « hormono-sensibles » (sein, ovaire, prostate, etc.) des êtres vivants sont, dans le monde moderne, soumis à des stimulations dangereuses et cumulées : des scientifiques nous alertent depuis un bon quart de siècle sur les pesticides, par exemple, ainsi que sur de nombreux autres dérivés chimiques qui, une fois dans le corps humain, se comportent comme des hormones. Ils ont appelé ces substances les « xéno-oestrogènes ».

Le Pr Samuel Epstein, aux Etats-Unis, met de plus l’accent sur un troisième facteur important de risque : les hormones de croissance administrées aux animaux d’élevage industriel, ingérées ensuite par les humains sous forme de viande ou de produits laitiers – dont la consommation a explosé au cours des dernières décennies. Les cancers du sein, de la prostate mais aussi du colon (en forte augmentation également) pourraient être ainsi induits et aggravés.

Tous les risques se cumulent

D’autres facteurs de risque viennent encore s’ajouter aux précédents : ces cancers sont plus fréquents, on l’a constaté, chez les personnes en surpoids – et moins fréquents chez les anorexiques. Selon l’European Cancer Prevention, « l’obésité n’est pas une simple accumulation de tissu adipeux. Elle implique des aspects endocriniens et induit une augmentation du risque de cancer de l’endomètre, du sein et du colon ». Les cancers du sein sont aussi plus fréquents chez les fumeuses, près des centrales nucléaires et chez des femmes ayant subi de nombreuses mammographies…

Pour en revenir à la pilule, le Dr Elen Grant, qui avait contribué en Grande-Bretagne au développement des contraceptifs chimiques au début des années 60, a par la suite écrit un livre intitulé Amère pilule pour en dénoncer les dangers (accident vasculaire, surcharge hépatique entre autres). Dans la préface de l’édition française, le Pr Lucien Israël, célèbre cancérologue français, notait :  » Les deux mérites essentiels de ce livre sont à mes yeux de souligner les dangers réels de la pilule, et d’autre part de montrer, indirectement, que le bouleversement des équilibres naturels comporte toujours obligatoirement un prix à payer… ». D’autres cancérologues comme les Pr Joyeux ou Belpomme lui font écho aujourd’hui. Ce danger, on l’a vu à propos du traitement hormonal de la ménopause – dont le Circ souligne également le danger – est minimisé par les gynécologues. « Chaque femme qui utilise ces produits, conseille le Circ, devrait en discuter les risques et les bénéfices globaux avec son médecin ». Oui, mais lequel ?

Témoignage de Henri Joyeux, cancérologue et membre de l’académie nationale de chirurgie

Impact écologique

Des études ont été menées sur l’impact de la pilule sur la féminisation des poissons (source 1, source 2, source 3, source 4).
Une fois rejetées par l’organisme féminin, les hormones contenues dans les pilules contraceptives se retrouvent ensuite dans l’environnement. Ces hormones font partie des perturbateurs endocriniens, des composés chimiques susceptibles de perturber gravement la différenciation sexuelle chez les animaux (dont les poissons, plus exposés de par leur milieu).(10)

Les eaux usées des grandes villes seraient suffisamment chargées en œstrogènes pour causer la disparition d’au moins une espèce de poisson sur deux et perturber la reproduction de plusieurs espèces ainsi que la fertilité humaine. Le colloque européen de novembre 2008 sur les effets de l’environnement chimique sur la reproduction et le développement de l’enfant montre qu’en 50 ans, le nombre et la qualité des spermatozoïdes ont diminué d’environ 50% et que le nombre de malformations génitales masculines est en hausse. Quant aux cancers du testicule, ils ont augmenté de 50% en 20 ans en France. (12)

Remise en question

Aujourd’hui, on constate que la prescription de la pilule contraceptive est devenue un réflexe pour beaucoup de gynécologues et médecins, alors que les effets secondaires et ses réels impacts sur la santé ou l’environnement sont trop souvent ignorés.

La promotion des médicaments étant assurée par les laboratoires fabricants qui envoient leurs propres « experts » médicaux expliquer à des médecins pourquoi il faut prescrire leur médicament (11), on peut se demander si ce recours systématique à la pilule est vraiment la meilleure solution. En effet, la vente des pilules contraceptives est une partie non négligeable de la manne pharmaceutique, ce moyen de contraception imposant une prise régulière en fait un secteur des plus lucratifs donc extrêmement convoité.

En 2008, le montant des dépenses courantes de santé française s’élevait à 215 milliards d’euros, soit 11% du produit intérieur brut (PIB).
On comprend mieux pourquoi les différents groupes pharmaceutiques se disputent les parts de marché et ne nous considèrent plus comme des « patients » mais comme des « consommateurs ».
Mais comment font ils pour augmenter sans cesse leur chiffre d’affaire alors que le nombre de malade stagne? (11)

Sources :
(1) http://www.rfi.fr/actufr/articles/068/article_37908.asp
(2) http://www.humanite.fr/2002-07-24_Societe_-60-des-Francaises-prennent-la-pilule
(3) http://www.chups.jussieu.fr/polys/gyneco/POLY.Chp.7.html
(4) http://sante-medecine.commentcamarche.net/contents/contraception/04_pilule_contraceptive.php3?part=2
(5) http://www.cstfelicien.qc.ca/scinat/cyberexpojournal2006/w06m05.pdf
(6) http://web.archive.org/web/20061208101028/http://www.iarc.fr/FR/Press_Releases/pr167f.html
(7) http://www.lejardindugraal.fr/Contraception-Passer-a-une-methode
(8) http://www.beaute-femme.org/blog-femme/pilule-contraceptive-sante-504
(9) http://www.dermaptene.com/les-traitements/35-peau-et-soleil/535-melasma
(10) http://www.journaldelenvironnement.net/article/des-poissons-feminises-au-contact-des-strogenes,15933
(11) http://www.julg7.com/blog/2010/04/11/les-medicamenteurs
(12) http://www.arte.tv/fr/Males-en-peril/2281146,CmC=2283996.html
(13) http://www.directmedica.com/documents/enquetes/Une%20nouvelle%20conception%20de%20la%20contraception.pdf

Aller plus loin :

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Posté le 10 Juil 2010 par | 3 Commentaires » Tags : , , , , , , , , |

3 commentaires pour “La pilule contraceptive : La meilleure solution?”

  1. Pilule Says:

    Ma copine perd tous ses désirs quant elle prend la pilule. Mais on ignorait tous ces autres risques!

  2. JulG7 Says:

    Un autre témoignage intéressant :

    http://www.pariscomlight.com/2011/02/jarrete-la-pilule/

  3. JulG7 Says:

    A lire également : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2011/10/31/15262-pilule-est-prescrite-maniere-trop-automatique

    (Merci http://www.popolatortue.net/ )

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